Les albums marquants de 2014

Les albums marquants de 2014

Comme il est de coutume sur bien des blogs quand on change d’année, le temps est venu de faire des bilans. Que retenir de 2014 ? De mon côté, je sais que je me souviendrai avant tout des nombreux albums de musique sortis cette année. Si, à mon sens, cette année n’est pas la plus sensationnelle qu’on ait vu (comparé à 2013 où les sorties se sont enchaînées à un rythme infernal pour moi), il reste de très bonnes choses. Je vous propose donc ma sélection totalement subjective d’albums musicaux sortis cette année.

Le Pérou, des anciens, des extraterrestres et un célèbre canard

Étant avant tout un fan de heavy metal, vous vous doutez bien que ma sélection fait la part belle aux artistes de ce style.

J’aimerais commencer avant tout par une découverte d’un petit groupe péruvien, qui sort cette année son deuxième album. Il s’agit de Cobra, avec To Hell, qui nous régale d’un heavy à l’ancienne au son incisif et agressif, mais qui n’oublie pas la mélodie (au sens métallique du terme) et les refrains bien amenés, qui font mouche. Voici la chanson titre de l’album :

Dans le même style, on note également le retour de vétérans, dont Battleaxe, un second couteau efficace de la New Wave of British Heavy Metal (mouvement dont je vous parlerai un jour à coup sûr), qui n’avait sorti que deux albums, en 1983 et en 1984. Avec Heavy Metal Sanctuary, le groupe signe un retour plutôt réussi, même si plutôt pâlot par rapport à ses albums des années 80. Parmi les anciens, on note surtout le retour de Judas Priest, l’un des groupes les plus importants de l’histoire du metal. Après un Nostradamus (2008) expérimental et controversé, les britanniques reviennent avec Redeemer of Souls, un nouvel album plus classique, qui manque un peu de fougue, mais qui sait proposer des passages véritablement marquants. Pour ceux qui n’aiment pas la guitare saturée, rassurez-vous, je vous propose Beginning of the End, un morceau calme de toute beauté :

Au rang des artistes plus ou moins dérangés, le canadien Devin Townsend est un indispensable. Sa musique tantôt belle et apaisée, tantôt rageuse et ultra-violente ou parfois simplement folle lui a valu de nombreux fans dévoués. Avec Dark Matters (sorti dans le double album Z2, sur lequel figure aussi l’album Sky Blue), il fait revenir Ziltoid l’Omniscient, un alien caféinomane de son invention, à qui il faut vivre des aventures improbables et absurdes. L’album en lui-même est un véritable délire musical, assez complexe, entrecoupé de dialogues parodiques. Écoutez par exemple War Princess :

Enfin, je noterais la sortie de l’album solo de Tuomas Holopainen, le claviériste du groupe Nightwish, qui délaisse le metal symphonique qui l’a rendu célèbre pour se lancer dans l’écriture d’un album quasi-instrumental inspiré par la bande-dessinée La Jeunesse de Piscou (The Life and Times of Scrooge McDuck), réalisée par Don Rosa. Le compositeur finlandais, en réalisant cette œuvre, nommée The Life and Times of Scrooge, réalise un vieux rêve. Composé comme une bande originale de film, ce disque très théâtral est entièrement orchestral. S’il ne s’agit pas de l’œuvre du siècle, l’originalité du concept me donne envie de lui accorder tout de même une mention spéciale. Et pour le plaisir des oreilles, voici The Last Sled, l’un des rares morceaux comportant du chant :

Et encore, je fais l’impasse sur les nouveaux albums de nombreux groupes tels qu’ADX, Tengger Cavalry, Hail Spirit Noir, Ered Wethrin, etc. qui ont eux aussi proposé de très bonnes choses.

L’album de l’année

Pour terminer, je vais vous présenter ce qui est pour moi le meilleur album de l’année. Il s’agit de Melana Chasmata, de Triptykon.

Melana Chasmata
Triptykon – Melana Chasmata

Né sous l’impulsion de Tom G. Warrior des cendres du groupe suisse légendaire Celtic Frost, dont l’influence sur tout le metal extrême est fondamentale, Triptykon avait déjà secoué le monde métallique en 2010 avec Eparistera Daimones, son premier album au style inclassable, entre le death, le black et le doom, le tout avec un soupçon de gothique pour brouiller davantage les pistes. La brutalité de cet album et son originalité lui avaient valu de véritables ovations et il avait par ailleurs été mon numéro 1 cette année-là déjà.

Comme la pochette le suggère très bien, Melana Chasmata est extrêmement sombre, plus sombre encore que son prédécesseur. On alterne entre des titres rapides et rageurs et d’autres à la lourdeur pachydermique. Le ton est très sombre. Récemment, Tom G. Warrior a déclaré avoir sérieusement songé au suicide, ce qui se ressent fortement dans la musique, qui vous plonge dans un trou noir dans lequel l’espoir n’a aucune existence. Cette atmosphère extrêmement plombée fait tout le charme de l’album. Enfin, le style est toujours aussi inclassable et unique, ce qui achève de rendre l’album exceptionnel. Une fois n’est pas coutume, je mets l’album au complet pour les courageux :

Et vous ? Quels albums vous ont marqués en cette année, tous genres confondus ? Exprimez-vous dans les commentaires !

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