Manual – Azure Vista

Alors que l’hiver nous a gelés pendant des mois et que le printemps commence à montrer timidement le bout de son nez, on n’en peut plus d’attendre le retour des beaux jours, de la météo ensoleillée et de pouvoir à nouveau se promener dehors sans s’emmitoufler dans cinq kilos de doudoune. De mon côté, en tout cas, en attendant que les températures estivales reviennent, j’anticipe du mieux que je peux, en écoutant des musiques qui évoquent l’été, les après-midi à la plage, l’océan, etc. Et tant que j’y suis, je me suis dit que c’était une bonne idée de vous proposer de découvrir un album ad hoc. Aujourd’hui, écoutons ensemble l’album Azure Vista, de Manual !

Azure Vista, l’album parfait pour la plage

Manual, c’est le pseudonyme adopté par le danois Jonas Munk, l’homme derrière cet album. Cette œuvre, sorti le 3 mai 2005, est le 6ème de sa discographie, sorti sur le label Darla.

Azure Vista pochette
Pochette d’Azure Vista

Comme la pochette l’indique, cet album a avant tout pour but de nous transporter sur une plage en plein été, en Californie, sur la Côte d’Azur, en Australie ou n’importe quel endroit idyllique au bord de la mer. Mais comment Manual s’y prend-t-il pour créer une telle atmosphère ?

Quand on cherche à qualifier la musique du danois, les termes qui reviennent le plus souvent sont : électronique, dream pop (sorte de rock alternatif, qui repose autant sur les textures sonores que sur la mélodie) ou ambient (que j’avais déjà évoqué au début de mon article sur Lustmord). Et en effet, on peut considérer Azure Vista comme un mélange de tout cela.

Toutes les pistes sont des instrumentaux, comme c’est généralement le cas dans l’ambient. La musique repose avant tout sur des notes de guitare légères, oniriques et souvent en retrait ainsi que sur des sonorités et nappes électroniques qui évoquent la mer, l’été, la plage, etc. On peut comparer la musique de Manual à la bande originale d’un film sur une bande de jeunes partant en vacances.

L’intérêt de l’album réside avant tout dans son atmosphère prenante. Les titres sont assez variés et permettent de passer d’une atmosphère à une autre. On passe ainsi de Summer of Freedom (d’une durée de 11 minutes), mélodique, entraînant et foncièrement joyeux à Twilight, titre court purement ambient, aux nappes sonores apaisantes, avant de repartir sur Tourmaline, un nouveau titre joyeux à la guitare entêtante mais si sereine… Enfin l’album se clôt sur le morceau éponyme de plus de 8 minutes, purement ambient également, qui donne l’impression d’être seul assis sur le sable, à contempler l’horizon.

Le ton de l’album est résolument positif, teinté d’un brin de nostalgie, et nous entraîne loin, vers une plage déserte dans les Caraïbes, sous les cocotiers.

Bref, Azure Vista est un album très agréable à écouter. Certes, Manual n’invente pas l’eau chaude et n’a pas non réalisé l’album d’ambient/d’électronique du siècle, mais pour tous ceux qui sont en manque d’été et de soleil, les morceaux qu’Azure Vista renferme sont parfaits pour un voyage relaxant vers l’été, même en plein cœur de l’hiver.

En parlant de ça, peut-être un jour vous parlerai-je de Vinterriket, qui est un peu à l’hiver ce que Manual est à l’été… Quoi qu’il en soit, pour terminer, je vous propose d’écouter Tourmaline, le morceau qui m’a fait découvrir cet artiste :

Si vous connaissez d’autres musiciens dans un genre similaire, n’hésitez pas à partager vos découvertes dans les commentaires !

 

Note finale : 14/20

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